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Dépendance aux jeux de hasard

La ludomanie, également appelée trouble du jeu ou jeu compulsif, est une dépendance comportementale caractérisée par un besoin incontrôlable de jouer malgré les conséquences négatives.

Contrairement aux dépendances liées aux substances, la ludomanie implique une contrainte à s’engager dans une activité (le jeu) plutôt qu’à consommer une substance. Elle peut entraîner de graves conséquences personnelles, financières et sociales.

Dépendance aux jeux de hasard Anna Shvets / Pexels

Symptômes clés

Préoccupation pour le jeu : pensées persistantes liées au jeu, planification de la prochaine séance ou revivre des expériences de jeu passées.

Augmentation de la tolérance : besoin de miser des sommes de plus en plus importantes pour obtenir la même excitation.

Perte de contrôle : incapacité d’arrêter ou de réduire le jeu malgré plusieurs tentatives.

Poursuite des pertes : jouer davantage pour tenter de récupérer l’argent perdu, alimentant un cycle d’endettement croissant.

Mensonges et dissimulation : cacher la fréquence du jeu ou les pertes financières aux proches.

Problèmes financiers : dettes importantes, emprunts d’argent, vente de biens pour continuer à jouer.

Négligence des responsabilités : impact sur le travail, l’école ou la vie familiale.

Détresse émotionnelle : agitation, irritabilité ou anxiété lors des tentatives de réduction du jeu.

Facteurs de risque

Génétique : antécédents familiaux de dépendance ou de jeu problématique.

Troubles mentaux : anxiété, troubles de l’humeur, dépression ou addictions aux substances.

Traits de personnalité : impulsivité, recherche de sensations fortes, besoin de récompenses immédiates.

Environnement social : exposition au jeu (casinos, paris en ligne, cercles sociaux).

Exposition précoce : commencer à jouer jeune augmente le risque de développer une dépendance.

Options de traitement

Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : aide à modifier les pensées et comportements associés au jeu et à développer des stratégies d’adaptation plus saines.

Entretien motivationnel : renforce la motivation interne au changement et aide à résoudre l’ambivalence.

Médicaments : certains antidépresseurs ou stabilisateurs de l’humeur peuvent aider. Les antagonistes opioïdes comme la naltrexone réduisent parfois l’envie de jouer en ciblant le système de récompense.

Groupes de soutien : programmes en 12 étapes, groupes en personne ou en ligne offrant soutien communautaire.

Thérapie familiale : restaure les relations, améliore la communication et traite l’impact du jeu sur la famille.

Conseil financier : aide à gérer les dettes, établir un budget et retrouver une stabilité financière.

Auteur : Ema D.
Mis à jour : 28/09/2024

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