Le trouble de la personnalité schizotypique est une affection caractérisée par une anxiété sociale sévère, des croyances ou comportements non conventionnels et des difficultés à établir et maintenir des relations proches.
Les personnes concernées présentent souvent un comportement excentrique, des modes de pensée inhabituels et peuvent vivre des distorsions perceptuelles, bien que moins intenses que celles observées dans la schizophrénie.
Evelyn Chong / Pexels
Déficits sociaux et interpersonnels
Les personnes avec ce trouble éprouvent un inconfort important dans les situations sociales et ont du mal à créer des relations étroites.
Elles se sentent souvent anxieuses en présence d’autrui, particulièrement d’inconnus, et peuvent préférer l’isolement social.
Comportement étrange ou excentrique
Ces personnes peuvent présenter des manières d’être, des modes de parole ou des comportements jugés atypiques ou étranges.
Leur apparence ou leurs choix vestimentaires peuvent sembler non conventionnels ou excentriques.
Croyances inhabituelles ou pensée magique
Elles peuvent adopter des croyances considérées comme étranges ou superstitieuses, telles que la télépathie, la clairvoyance ou des pouvoirs particuliers.
Ces croyances influencent souvent leur comportement et leurs interactions.
Distorsions perceptuelles
Les personnes concernées peuvent ressentir la présence de quelque chose qui n’existe pas ou attribuer une signification personnelle exagérée à certains événements.
Ces expériences restent moins intenses que les hallucinations ou délires observés dans la schizophrénie.
Pensée et discours inhabituels
Leur discours peut être vague, métaphorique ou excessivement élaboré, rendant la communication difficile.
Elles peuvent passer d’un sujet à l’autre, ce qui rend la conversation confuse.
Suspicion ou idéation paranoïde
Une tendance marquée à la méfiance envers les intentions des autres peut mener à des pensées paranoïdes ou à la conviction que les autres cherchent à leur nuire.
Cela contribue souvent à l’isolement social.
Affect inapproprié ou restreint
Les réponses émotionnelles peuvent être réduites ou inadaptées. Elles peuvent sembler peu réactives à des situations normalement chargées émotionnellement.
L’expression émotionnelle peut paraître plate ou limitée.
Anxiété sociale
Une anxiété sociale intense, qui ne diminue pas même avec la familiarité, est fréquente. Elle est liée davantage à des craintes paranoïdes qu’à de l’autocritique.
Les interactions sociales peuvent être évitées ou vécues avec un fort inconfort.
La cause exacte n’est pas pleinement comprise, mais une combinaison de facteurs génétiques, biologiques et environnementaux serait impliquée. Le trouble apparaît plus souvent chez les personnes ayant des antécédents familiaux de schizophrénie ou d’autres troubles psychotiques. Les expériences traumatiques ou la négligence durant l’enfance jouent également un rôle.
Psychothérapie :
TCC — aide à remettre en question et modifier les pensées distordues, tout en améliorant les compétences sociales et en réduisant l’anxiété.
Thérapie de soutien — permet d’instaurer la confiance et d’explorer en sécurité les pensées et émotions. Une thérapie à long terme peut améliorer le fonctionnement interpersonnel.
Médicaments : bien qu’aucun traitement spécifique n’existe pour ce trouble, les antipsychotiques peuvent aider à gérer les symptômes sévères, notamment en cas de caractéristiques psychotiques. Les antidépresseurs ou anxiolytiques peuvent être prescrits pour des troubles associés.
Entraînement aux habiletés sociales : ce type d’entraînement peut aider à améliorer les interactions sociales.
La thérapie de groupe peut être utile, selon le niveau d’anxiété sociale.