La phobie sociale est un trouble anxieux caractérisé par une anxiété accablante et une conscience de soi excessive dans les situations sociales du quotidien.
Les personnes souffrant d’un trouble d’anxiété sociale ont une peur persistante, intense et chronique d’être observées, jugées, humiliées ou rejetées par les autres. Leur peur peut être si forte qu’elle interfère avec le travail, l’école ou d’autres activités.
Bien que de nombreuses personnes reconnaissent que leur peur d’être en présence d’autres personnes peut être excessive ou irrationnelle, elles ne parviennent pas à la surmonter. Elles peuvent s’inquiéter des jours ou des semaines à l’avance d’une situation redoutée. Elles sont également souvent confrontées à une faible estime de soi et à la dépression.
Le trouble d’anxiété sociale peut être limité à un seul type de situation – par exemple la peur de parler en public – ou une personne peut présenter des symptômes chaque fois qu’elle se trouve en compagnie d’autrui.
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La phobie sociale peut avoir des conséquences importantes, telles qu’empêcher les gens d’aller au travail ou à l’école, ou les empêcher de se faire des amis.
Les symptômes physiques, qui accompagnent souvent le stress intense du trouble d’anxiété sociale, incluent des rougeurs, de la transpiration, des tremblements, des nausées et des difficultés d’élocution. Comme ces symptômes visibles renforcent la peur de la désapprobation, ils peuvent eux-mêmes alimenter davantage la peur, créant un cercle vicieux : plus la personne redoute l’apparition de ces symptômes, plus elle a de chances de les développer.
Le trouble d’anxiété sociale peut être accompagné de dépression ou d’autres troubles anxieux, tels que le trouble panique ou le trouble obsessionnel-compulsif. Certaines personnes utilisent des comportements de sécurité, comme l’alcool ou d’autres substances, ce qui peut conduire à une dépendance.
Les causes du trouble d’anxiété sociale sont variées : hérédité (les proches de premier degré ont deux à six fois plus de risques de développer un trouble d’anxiété sociale), apprentissage par modélisation sociale, causes biologiques (une sensibilité accrue à la désapprobation peut avoir une base physiologique ou hormonale), et influence de l’environnement (la maltraitance et l’adversité durant l’enfance augmentent les risques).
La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : elle vise à réduire l’anxiété en modifiant les croyances ou comportements qui entretiennent le trouble. Par exemple, éviter un objet ou une situation redoutée empêche la personne d’apprendre qu’elle est inoffensive. L’exposition consiste à confronter progressivement la personne aux situations qu’elle craint.
Les médicaments appropriés, utilisés en complément de la psychothérapie, peuvent également jouer un rôle dans le traitement. Ils incluent les antidépresseurs, tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), ainsi que des benzodiazépines à forte puissance.
Certaines personnes présentant une anxiété sociale uniquement lors de performances en public peuvent être aidées par les bêta-bloquants, qui réduisent la fréquence cardiaque et les symptômes physiques de l’anxiété.