La trichotillomanie, également appelée trouble d’arrachage des cheveux, est un trouble psychologique caractérisé par le besoin irrésistible de s’arracher les cheveux, entraînant une perte capillaire.
Ce comportement peut concerner les cheveux du cuir chevelu, les sourcils, les cils ou d’autres zones du corps.
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Arrachage répétitif des cheveux : les personnes atteintes tirent fréquemment leurs cheveux, provoquant un affinement visible ou des zones dégarnies.
Sensation de soulagement ou de gratification : l’acte d’arracher les cheveux est souvent précédé de tension ou d’anxiété, et l’arrachage peut procurer un soulagement ou une gratification temporaire.
Détresse et altération fonctionnelle : le trouble entraîne une détresse significative et peut nuire au fonctionnement quotidien, y compris dans la vie sociale, scolaire ou professionnelle.
La cause exacte de la trichotillomanie n’est pas totalement comprise, mais elle semble résulter d’une combinaison de facteurs génétiques, neurobiologiques et environnementaux :
Génétique : antécédents familiaux de trichotillomanie ou d’autres troubles psychologiques.
Stress ou traumatisme : événements stressants ou expériences traumatiques pouvant déclencher ou aggraver le comportement.
Chimie cérébrale : anomalies des neurotransmetteurs (ex. sérotonine) pouvant jouer un rôle.
Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : en particulier, la thérapie de renversement des habitudes (Habit Reversal Training - HRT), souvent utilisée pour aider les personnes à identifier puis remplacer le comportement d’arrachage par des alternatives plus saines.
Médicaments : dans certains cas, des médicaments tels que les ISRS ou d’autres antidépresseurs peuvent être prescrits.
Groupes de soutien : la participation à des groupes de soutien ou à une thérapie peut offrir un soutien émotionnel et des stratégies de coping.