Les troubles du désir sexuel chez les femmes, également appelés trouble de l’intérêt/excitation sexuelle féminine, se caractérisent par un manque de désir sexuel ou d’intérêt pour l’activité sexuelle entraînant une détresse significative ou des difficultés interpersonnelles.
Ce trouble peut affecter la qualité de vie, l’estime de soi et les relations. Il s’agit d’une condition complexe impliquant des facteurs psychologiques, biologiques et sociaux.
• Manque de désir sexuel
• Absence persistante ou récurrente de pensées sexuelles, de fantasmes ou d’envie d’activité sexuelle
• Intérêt réduit pour l’activité sexuelle, avec un partenaire ou lors de l’auto‑stimulation
Ahtziri Lagarde / Unsplash
• Absence ou réduction importante du désir ou de l’excitation sexuelle
• Faible réponse aux signaux sexuels (verbaux ou physiques) d’un partenaire
• Plaisir sexuel diminué ou absent pendant l’activité sexuelle
• Difficulté ou incapacité à devenir ou rester excitée
• Détresse ou frustration persistante liée au manque de désir
Trouble primaire du désir sexuel (depuis toujours)
La femme a toujours eu un faible désir sexuel.
Trouble du désir sexuel acquis (secondaire)
La femme avait auparavant un désir normal, mais celui‑ci a diminué.
Trouble généralisé du désir sexuel
Le manque de désir apparaît dans toutes les situations.
Trouble situationnel du désir sexuel
Le manque de désir se manifeste uniquement dans certaines circonstances ou avec certains partenaires.
Facteurs psychologiques
Stress, anxiété ou dépression : ces troubles peuvent réduire fortement le désir sexuel.
Faible estime de soi ou problèmes d’image corporelle : une perception négative du corps peut diminuer l’intérêt sexuel.
Antécédents de traumatisme ou d’abus : un vécu d’abus sexuel ou de traumatisme peut entraîner un rejet ou un désintérêt pour la sexualité.
Problèmes relationnels : manque de communication, conflits, absence de connexion émotionnelle, infidélité.
Croyances culturelles ou religieuses : les attitudes sociales ou religieuses peuvent façonner la manière dont une femme perçoit la sexualité.
Thérapie cognitivo‑comportementale (TCC) : aide à traiter les causes psychologiques (anxiété, croyances négatives, etc.).
Thérapie sexuelle : améliore la communication sexuelle, réduit l’anxiété et renforce l’intimité.
Thérapie de couple : utile pour résoudre les problèmes relationnels.
Traitements médicaux :
Thérapies hormonales – œstrogènes, testostérone ou traitement hormonal substitutif lorsque des déséquilibres hormonaux sont identifiés.
Médicaments : Flibansérine (Addyi) et brémélanotide (Vyleesi) peuvent améliorer le désir sexuel chez certaines femmes.
Traitement des problèmes de santé sous‑jacents : gestion des maladies chroniques, ajustement de médicaments affectant la libido ou traitement de douleurs sexuelles.
Changements de mode de vie :
Gestion du stress – mindfulness, méditation, yoga
Exercice physique – améliore l’humeur, l’image corporelle et l’énergie
Communication : une communication ouverte et honnête avec le partenaire renforce l’intimité et le désir.
Éducation : comprendre le fonctionnement du désir sexuel, normaliser les variations et explorer de nouvelles formes de plaisir et d’intimité.